Salut à tous,
Après un long silence, consécutif à un mois de mai chargé et un début du mois de juin studieux (enfin, presque pour tous), nous reprenons la plume pour vous tenir au fait de notre adaptation viennoise.
Comme dit le proverbe, plus on est de fous, plus on rit. Après Alain et sa petite famille en mars, Boris et sa troupe en avril, Sabine fin avril et Tante Cécile, Sophie, Louise et Marie début mai, c'était au tour de Didier, le parrain de Bastien, et de ses dames de nous rendre une petite visite de courtoisie. Didier n'étant pas le moins du monde effrayé par les quelque 1.100 km séparant son domicile du nôtre, il a embarqué femme et enfant (et rafraîchissements pour David, bien sûr) et s'est farci la route pour un long week-end de quatre jours.
Ceux qui le connaissent savent à combien Didier est à cheval sur les horaires. Et bien figurez-vous que pour une fois (coïncidence ou non, impossible à dire), il s'est pointé à l'heure annoncée.
Le temps d'un week-end donc, nous avons pu profiter de nos visiteurs et avons découvert avec eux différents hauts lieux (gastronomiques, notamment) de Vienne, le tout accompagné d'un petit élixir (contenant apparemment un peu, un tout petit peu d'eau) dont notre Didier national s'est régalé pendant quatre jours. Tout y est passé, même la viande de kangourou (pas trop viennois, nous en convenons), et le séjour s'est soldé par une petite virée très "rafraîchissante" entre adultes...
Dès leur départ, les choses sérieuses ont commencé, pour Mathilde d'une part, pour la météo de l'autre. Commençons par la dernière.
Alors que nous pensions avoir laissé l'hiver et les intempéries derrière nous, nous avons été frappés par une déferlante d'averses quasi ininterrompues pendant plusieurs jours. Vous avez certainement vu ces images des berges du Danube totalement inondées et de ces villages et villes complètement sous eau. Pour nous, la situation n'a pas été aussi dramatique, d'autant plus que nous habitons en hauteur, et de surcroît au dernier étage, mais voir le nouveau Danube se gonfler un peu plus chaque jour et finir par engloutir les restaurants aménagés sur ses berges nous a malgré tout laissé perplexes.
Sur la photo ci-dessous, essayez un instant d'imaginer que sous l'eau, il y a toute une série de restaurants. Nous y avons mangé à plusieurs reprises au cours des semaines précédentes. Sensation étrange...
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Mais revenons-en à Mathilde. Pour elle, ces derniers temps, l'eau s'écrit H2O. Elle a en effet mis toute son énergie et sa concentration sur ses études et la perspective du Bac, "terrible" épreuve (enfin, c'est ainsi que les profs la présentent) de fin de secondaire. Elle a passé de nombreuses journées à potasser et a traversé, avec son flegme bien à elle, cette période chargée sans trop de difficultés. L'avenir nous dira si le résultat est à la hauteur de ses espérances.
En attendant, et dans leur grande bonté (qui les perdra...), ses parents ont voulu la récompenser de ses efforts et lui ont permis de rejoindre, le temps d'une semaine, ses anciens condisciples de Washington avant le grand départ de toute cette bande vers les études secondaires. Elle a donc traversé l'Océan dès le dernier examen achevé. Mais, au fait, comment se fait-il que Maryska se soit, elle aussi, retrouvé dans le même avion? Bizarre, tout ça... ;-)
Quoi qu'il en soit, pendant que mesdames se ressourcent au pays de l'Oncle Sam (souvenirs, souvenirs), d'autres restent à Vienne (qui a dit "pour garder le chat"???).
Et Célia, dans tout ça, nous direz-vous? Et bien figurez-vous (et tenez-vous bien) que Madame a... travaillé! Si, si, vous lisez bien. Elle, qui dit à qui veut l'entendre que son mari sera riche et que le lèche-vitrines sera la seule activité qu'elle daignera exercer, s'est retrouvée employée par un hôtel pendant une semaine, dans le cadre d'un stage en entreprise requis par le lycée. Oh, pas n'importe quel hôtel, rassurez-vous. Madame a choisi un palace viennois. Ce qu'elle ne vous dira peut-être pas, c'est qu'elle a successivement tenu le rôle de femme de ménage, de standardiste, d'employée administrative et de commis de cuisine. Elle a reconnu qu'il n'était pas toujours agréable ni aisé de travailler huit heures durant. Depuis lors, elle a eu l'occasion de récupérer et a passé le plus clair de son week-end sur les bords du Danube à se baigner et à bronzer.
Bastien, lui, fidèle à lui-même, ménage sa monture à l'école. Chaque jour il veille à ne pas être en surrégime. Avec ses copains et sur l'ordi par contre, il est impressionnant de constance. Comme sous la douche, d'ailleurs. Depuis peu (et cela s'expliquerait-il par un intérêt soudain et marqué pour la gent féminine), plus besoin pour ses parents de lui indiquer la direction de la salle de bains. Monsieur y passerait ses journées... ;-)
David, enfin, essaie tant bien que mal d'apprivoiser l'eau. Dernier exemple en date, le triathlon auquel il a pris part samedi dernier à Vienne. Conscient de ne pas être le Phelps belge (doux euphémisme), il a commencé prudemment cette compétition. Ce qui ne l'a pas empêché de souffrir de crampes à mi-parcours et de devoir... regagner la berge pour une séance d'étirement improvisée. On ne vous dit pas la honte pour Bastien, qui assistait à la scène!!!
Malgré cela, il a poursuivi son petit bonhomme de chemin et bien qu'il n'ait pas atteint l'objectif qu'il s'était fixé, il a néanmoins terminé heureux cette épreuve en un temps honorable de 2h32. Ses jambes lui rappellent depuis lors qu'il n'est plus de prime jeunesse... ;-)
A bientôt!
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